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Et ben voilà, les 24h de la BD, c'est fini !
Je suis complêtement naze...
Je vais pas tarder à aller m'écrouler pour un repos bien mérité.


Il est 15h tout pile ! J'ai fini avec une demi-heure de marge,
le taux de stress au maximum. "Esod mumixam", comme dirait Zorglub.


J'en profite pour mettre ma participation en ligne ici,
les mises à jour sur le site des 24h de la BD sont un peu en rades,
vu qu'on est hyper nombreux à se connecter en même temps.


Le principe, je le rappelle, est de réaliser - pour le sport - une BD de 22 pages,
plus une couverture et une 4ème de couverture (un "dos", quoi),
soit un total de 24 planches, en 24 heures.


La contrainte, donnée à la dernière minute était la suivante :
L'action doit se dérouler dans un musée, et la BD doit être muette.
















































































Après coup, je me rends compte que ma participation aux 24h de la BD
est une sorte d'énorme private joke, dans le sens où elle n'est pleinement compréhensible
que par les personnes qui me connaissent bien, et ceux qui lisent ce blog depuis le début
(encore que ca ne soit peut-être pas suffisant).


Ca n'est pas vraiment le genre de considération que j'ai pu avoir lors du stress énorme qui m'a assaillit,
comme pour le reste des participants (à part peut-être ceux qui sont moines zen à mi-temps...),
lors de la révélation de la contrainte.


Après avoir chercher plusieurs pistes qui se sont avérées inintéressantes,
trop courtes pour tenir en 22 pages, trop compliquées à mettre en places, et autres,
je suis parti sur l'idée du "musée intérieur".


Donc, pour tout ceux qui ne me connaissent pas personnellement,
et j'imagine que c'est le cas pour la plupart de mes visiteurs,
voici une explication détaillée de mes 24h de la BD, pour ceux que ça intéresseraient
et qui n'aurait suffisamment rien à foutre pour lire le pavé qui vient. ^_^




======== Première de couverture ========


La flèche annonce les panneaux du musée. Elle est grosse et dirigée vers le bas.
 Alliée au point d'interrogation, cela symbolise une grosse incertitude sur la vie,
doublée d'une grosse tendance dépressive.

Cette ambiance symbolise en quelque sorte ce que j'ai été pendant longtemps.
La quatrième de couverture fini l'histoire sur une note plus engageante.





=========== Première page ===========

Arrivée au musée. J'ai voulu prendre un personnage le plus "vierge" possible. Pas de signe distinctif.
Un personnage plutôt quelconque, et surtout, dessiné de manière très simplifiée.





=========== Deuxième page ===========

Le personnage arrive dans le musée. Les cases et les cadrages sont oppressants pour le personnage.
Il est tout petit au milieu du monde. Le musée à l'air d'un vrai casse-tête.





=========== Troisième page ===========

Le personnage se décide à aller vers la salle ayant pour thème la nourriture.
Il peut voir différents tableaux représentant des plats.
Jusque là, on est dans un musée "normal".
Une poire tombe d'un tableau. Le personnage la ramasse, stupéfait et curieux.





=========== Quatrième page ===========

Le personnage croque la poire. Elle est bien réelle et plutôt bonne. Il décide alors
de se nourrir des différents tableaux. Cette phrase est évidemment à double sens.
J'ai voulu rendre ça de manière visuelle, mais je suis pas sûr d'y être arrivé.

En tout cas le personnage ressort de cette exposition avec une cravate et un gilet.




=========== Cinquième page ===========

Il fait le parallèle entre la nourriture et les serveurs, et finalement trouve ça classe.
A partir de là, à chaque expo que le personnage traverse, il en ressort modifié graphiquement,
pour exprimer ses changements internes, invisibles.

Il se dirige à présent vers une expo sur les arts de la scène.
Dans la salle, il n'y a qu'une petite colonne,
sur laquelle est posée un petit théâtre, caché par un rideau.


Le rideau s'ouvre.




============ Sixième page ============

Différents acteurs se suivent. Le rideau tombe.
Le personnage en ressort avec le chapeau du magicien.





=========== Septième page ===========

Content d'avoir ce chapeau, il a compris le principe des expos.
Il va à présent vers celle concernant les BDs, et il tombe nez-à-nez
avec une gigantesque bibliothèque de bande-dessinées.





=========== Huitième page ===========


Au fur et à mesure que le personnage lit des BDs, son visage est de mieux en mieux dessiné,
comme pour signifier son évolution intérieure. Les BDs lui ouvrent l'esprit
et lui offrent de nouvelles perspectives : il grandit.


(J'ai préféré ne pas mettre un titre spécifique à chaque BD qui le fait évoluer,
sinon la première aurait été jugée la plus enfantine, et pour moi chaque BD est unique,
je ne pouvais me résoudre à les présenter comme par ordre d'importance).





=========== Neuvième page ===========


Sûrement un dessin des moins clair, puisque j'ai oublié de dessiner des cases sur les feuilles
jonchant le bureau. Le personnage veux devenir dessinateur de BD. Et pour concrétiser cette décision,
il fait apparaitre un critérium et une gomme et les range dans son chapeau.


Il arrive devant un choix : la musique, une mystérieuse case noire, et le cinéma.




============ Dixième page ============


La curiosité l'emporte, et il choisit la case noire.
Il se retrouve alors confronté à la peur, aux cauchemars.




============ Onzième page ============


La peur atteint son paroxysme.




=========
== Douzième page ===========

Le personnage est en position foetale, dans le noir.
Il sort amoindrit de cette épreuve, minuscule et faible.




=========== Treizième page ===========


Ses peurs ont teinté ses habits de noir.
Il se dirige vers l'expo musicale.
Il commence a écouter mes groupes préférés...




========== Quatorzième page ==========


... et plus il les écoutent fort, plus il récupèrent de l'assurance, et reprend sa taille initiale.
La focale revient à la normale, exprimant le fait que la peur cessent de déformer ses perceptions.





=========== Quinzième page ===========


Non seulement la musique l'a soutenu dans les pires moments,
mais il peut maintenant exploser de joie grâce à elle. L'expo le chaussent de chaussures sympas,
et lui donne des cheveux longs et un bouc.


Je pense que vous avez compris depuis longtemps, cette histoire est une biographie
de mon personnage "Dark Tagnan", et elle est également grandement auto-biographique.
C'est une sorte de "manuel de compréhension", finalement.


Oui, ca peut paraitre égocentrique, et c'est une façon de me voir, mais je n'ai pas l'impression
de l'avoir fait dans ce sens. Je suis la personne que je connais le mieux, et j'avais envie
de faire quelquechose d'un peu plus profond qu'un voleur dans un musée.


Ainsi la bouffe (mon côté épicurien), mon attirance pour le théâtre et la prestidigitation,
les BDs (non, sérieux ?) et toutes les autres salles traversées par le protagoniste
modifient le personnage "de base", une sorte de moi-enfant simplifié,
vers la personne que je suis aujourd'hui.





=========== Seizième page ===========


Le personnage va a présent voir l'expo cinéma, mais se fait attaquer par Dark Vador.
Début du délire cinématographique.





========== Dix-septième page ==========


Après avoir échappé au Seigneur Noir des Siths, je me fais attaqué par Batman,
un autre de mes personnages favoris.





=========== Dix-huitième page ===========


Après Batman, c'est au tour de Dracula. Après toutes ses péripéties, le personnage s'enfuit
de cette expo décidément trop agressive, mais à le plaisir d'en ressortir avec un long manteau noir,
similaire aux capes des trois personnages auquel il vient d'échapper.





=========== Dix-neuvième page ===========


Très content de son manteau, il se dirige vers la salle suivante, celle de l'époque médiévale,
réelle ou fantasmée. Il parcours un couloir rempli de différents costumes.





============ Vingtième page ============

En sortant de l'expo, il cherche le nouvel ajout à son costume/personnalité. L'ajout apparaît
comme un détail dans un costume déjà bien complet : une ceinture d'inspiration médiévale.


Il avance vers la prochaine expo.




=========== Vingt-et-unième page ===========


L'expo suivante est celle du sesque. (sic) ^_^
Le personnage rougit, mais se décidé à y aller tout de même.
C'est alors qu'un gardien réveille le personnage.
Il se rend compte qu'il s'était assoupi sur un banc du musée.
Il ne sait plus très bien où il en est.





=========== Vingt-deuxième page ===========


Le personnage est un peu énervé de s'être endormi dans le musée, et d'avoir, en quelque sorte,
 rêvé sa vie (chose que je fais souvent). Mais finalement il quitte le musée et garde son rêve avec lui.
C'est également une autre façon de dire qu'il quitte le musée de l'apprentissage de la vie et de lui-même
et qu'il est prêt à avancer par lui-même.





========== Quatrième de couverture ==========


Au final, c'est une petite flèche dirigée vers le haut, avec un point d'exclamation,
soit un léger positivisme, emprunt de certitude.


Mon positivisme "externe" n'a jamais vraiment changé, mais ma déprime interne s'est transformée
en léger positivisme sur ma vision de ma propre vie. Les certitudes sont celles qui concerne
ma connaissance de qui je suis, et non les certitudes sur l'extérieur, qui bien souvent deviennent
des convictions imbéciles, mère des généralités et des à-prioris en forme d'oeillères.





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Je suis content d'avoir réussit à faire ça, au final. Ca peut paraitre un peu compliqué parfois,
mais c'est ainsi que je l'ai voulu, sous le coup du stress et de la pression.
J'espère que ca vous a plu et que vous y voyez un peu plus clair sur ce que j'ai voulu faire.


Merci d'avoir lu ! :)



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